Logo Terme Stufe di Nerone

Actualité:

04.06.10

Centro benessere

Massaggio Ayurvedico





Diventa fan e raccontaci la tua giornata alle Terme


Tieniti aggiornato con gli eventi, le news e le offerte delle Terme.




Dove sei: les thermes > L’histoire
la storiaL’histoirela storiahistory

L’histoire

Il y a deux mille ans les riches de l’Antiquité venaient à Baies, le lieu de villégiature le plus riche et le plus élégant de l’Empire romain ; ceux qui en avaient les moyens se faisaient construire une villa si possible immense et luxueuse.

Le nom de cette splendide crique est lié au légendaire voyage d’Ulysse qui y enterra Baïos, son compagnon. Aux abords de Cumes la puissante ce fut le lieu le plus et fréquenté pour ses délices et ses sources thermales.

La fortune de Baies dépend de ses eaux thermales. Déjà au IIe siècle av J.-C. ont été construits les établissements thermaux à Baies : on dit que les thermes ont été inventés ici. Ce devint en peu de temps un lieu de villégiature très renommé et élitaire : on ne pouvait que s’y divertir. Le ciel azur, la mer transparente, le climat agréable, l’eau chaude des thermes : tout semble fait pour stimuler la paresse et le plaisir.

La beauté du lieu et la richesse des paysages étaient telles qu’elles inspirèrent des personnages comme Horace (65 av. J.-C. – 8 av. J.-C.), qui dit : "Aucun golfe au monde ne resplendit plus que la plaisante Baies ". Ici  Jules César, Pompée, Marc Antoine, le poète Lucullus et Cicéron avaient une "petite villa pour les vacances".

La liste des empereurs qui fréquentaient Baies est très longue : Caligula, Claude, Néron (qui dans sa villa de Baies a fait assassiner Agrippine sa mère et Domitia Lepida sa tante), Domitien, Hadrien, Antonin le Pieux, Commode, Alexandre Sévère. En outre, l’historien Tite-Live (59 av. J.C – 17 ap. J.-C.) nous raconte que Cornélius, le consul romain, de passage à Baies soulagea les suites d’une chute de cheval grâce à ces eaux thermales, et qu’il vint en 78 ap. J.-C. soigner son arthrite avec les "eaux de Cumes".

Ils sont nombreux à avoir apprécié les délices de Baies :
Baies était lieu de "divertissements  et de jeux" pour Ennius, de "plaisirs, amours et trahisons" pour Cicéron, de "damnation" pour Properce et de "vice" pour Sénèque". C’était la "plage dorée de la bienheureuse Vénus" pour Martial, où "non seulement les vierges deviennent un bien commun mais où beaucoup de vieillards rajeunissent et de nombreux garçons deviennent efféminés” pour Varron : enfin, le poète  Martial remarque avec ironie : "A Baies une femme arrive telle Pénélope et repart telle Hélène …

Baies devint ainsi un centre culturel et récréatif important au point que Cicéron (106 av. J.-C.- 43 ap.  J.- C.) la définit "pusilla Roma". Et comme Rome, elle s’enrichit de magnifiques constructions. Properce lui-même (49 av. J.-C. – 16 ap. J.-C.), dans les  Elégies, I, XI, 30 décrit le paysage qui s’ouvre devant lui lors d’une promenade : "Chemin faisant, on s’arrête pour voir les restes de trois temples célèbres, peu distants l’un de l’autre, l’un dédié à Vénus, l’autre à Diane et le troisième à Mercure ; mais ce dernier ne peut se visiter que sur les épaules des marins car il est plein d’eau. Ces trois temples ont tous plus ou moins la même forme et sont construits dans le style du Panthéon".
Indépendamment des beautés de ce lieu qu’il appréciait, Properce était aussi conscient des dangers  qui y étaient liés ; en effet, en proie à la jalousie, il supplie Cynthia, son aimée, de quitter les eaux corrompues et Baies et se déchaîne disant : "... a pereant Baiae, crimen amoris, aquae" (que soient maudites les eaux corrompues de Baies : elles sont un délit contre l’amour). Ovide (43 av. J.-C. – 18 ap. J.-C.) lui aussi, dans l’Ars Amatoria, décrit les beautés du lieu : "Pense à la belle Baies, au grand bras de mer qu’elle étreint, à ses sources qui fument de soufre".

Sénèque (4 av. J.-C – 65 ap. J.-C.) peignit – avec de merveilleuses couleurs – dans une lettre les nuits de Baies, ivres de musique, vin et femmes faciles (ambubaje), l’atmosphère étincelante et les spectacles qui rivalisaient de beauté avec ceux de Canope, célèbre ville du péché.

Aux divinités, comme manifestation de leur présence, fut attribuée l’efficacité curative de ces eaux abondantes et miraculeuses, " mille localités la voient jaillir en veines propices, soit froides, soit chaudes; quelquefois elles sont réunies. Ailleurs tièdes ou légèrement chaudes, elles guérissent les maladies ; et, de tous les animaux, l'homme est le seul pour qui elles s'élancent du globe. Par elles, des noms divers ont grossi la liste des dieux; pour elles, on a bâti des villes, par exemple Pouzzoles en Campanie:, mais c'est à Baies surtout qu'elles coulent en abondance". (Pline 23 ap. J.-C. – 79 ap. J.-C.): Nat. Hist. XXXI).

Aux Nymphes qui personnifiaient les sources, s’élevaient les cultes et d’elles on implorait la guérison.
On élève les temples de Cybèle, de Vénus céleste, de Minerve, de la Vénus de Lucrin.
Le culte des eaux se déroule dans le plus prodigieux sanctuaire de vapeurs et de sources au son des chants à la déesse de l’amour.
Notre chemin est sur la lancée d’eaux sulfureuses qui soignaient essoufflements et maladies, ces eaux qui donnèrent aux lieux splendeur et firent des envieux (Ecole de Salerne), et sur les souvenirs d’un courant de vapeurs salutaires ; sur les pierres usées des thermes de Baies, sur le silence de pierre de la mythique et légendaire Cumes.
Pline le Vieux affirmait qu’en aucun lieu sur terre, elles ne coulaient aussi abondamment et dans une telle variété comme dans le golfe de Baies.

Parler de Baies dans la Rome antique voulait dire eaux thermales et lieu de luxure.
Cornélius Celsus (25 av. J.-C. – 50 ap. J.-C), Galenus (131 ap. J.-C. – 201 ap.J.-C.) et Oribase (325 - 403 médecin de l’empereur Julien) en vantèrent le coté miraculeux comme si elles avaient été voulues par magie.

L’ascension de Baies coïncida avec la dernière période des guerres sociales, mais ses thermes étaient déjà connus au IIe siècle avant Jésus-Christ, quand le consul Gnaeus Cornélius (170 av. J.-C.) s’y rendit pour soigner son arthritisme aux sources des "eaux de Cumes"

Cassiodore (490 - 583) affirme : [...] Les thermes, alimentés par des vapeurs chaudes, sont plus sains que tout bain réchauffé artificiellement, puisque la nature  dépasse de loin l’intelligence humaine [...]
Rien n’est meilleur que le littoral de Baies où sont réunies la possibilité de délices très douces et la satisfaction du don incomparable de la santé. (VIe siècle ap. J.- C. Cassiodore, Variae, IX, 6, 6).

Pierre d’Eboli dans le "De Balneis Puteolanis" en 1220 fait la liste des thermes phlégréens avec des descriptions efficaces :
Il parle du BALNEUM SILVIANAE (les étuves de Néron actuelles), au pied du sudatorium de Tritoli : peut-être que Silvia trouva ce bain auquel elle donna son nom.
La présence de ces inscriptions sur des bains salutaires du littoral Phlégréen et leur attribution à la "protection magique" de Virgile développèrent cette conception thaumaturgique et donc magique qui surtout au Moyen-Âge fut attribuée aux eaux thermominérales de la zone. Aux eaux thermo-minérales phlégréennes fut attribué un pouvoir thérapeutique aux vertus magiques tel que le monde en est émerveillé et Boccace (1313 1375) les verra jaillir dans le "lieu natal de Vénus".
Presque partout jaillit de l’eau bouillante qui "consolide les plaies anciennes et nouvelles, aide tout le corps, libère du mal de cœur et de l’arthrite, amincit les membres gras et fait exulter les gens tristes.".

C’est avec la décadence de l’Empire, vers le IVe et le Ve siècle qu’arriva la fin de Baies à cause soit du bradysisme descendant qui submergea toute la côte, soit des invasions barbares qui la trouvèrent sans mur d’enceinte apte à la défendre. C’est pour cette raison que la ville fut mise à sac par Alaric en 410, par Genséric en 456 et Totila en 525.
Du VIIe siècle jusqu’en 1026 la zone fit partie du Duché de Naples ; agriculture, pêche et thermalisme furent les sources principales de l’économie  jusqu’à ce que le bradysisme descendant au Xe siècle, atteignît sa pointe maximale en submergeant la plus grande partie de la côte et des ouvrages portuaires et qu’enfin en 1131 elle ne tombât aux mains des normands conduits par le roi Roger II.
L'activité thermale, qui ne s’était jamais interrompue dans les siècles précédents, reçut un nouvel élan grâce à la construction d’un complexe hospitalier de 120 lits et une église à Tripergole à côté du lac Lucrin.

Au XVe siècle Pouzzoles et Baies subirent de graves dommages à la suite des tremblements de terre et les Aragonais concédèrent des privilèges économiques pour en faciliter la reconstruction. Au début du XVIe siècle le bradysisme déjà en phase ascendante s’intensifia et Pouzzoles connut de violents tremblements de terre jusqu’à ce que la nuit du 29 au 30 septembre 1538, une violente éruption d’un petit cratère ne rejetât tant de matériaux volcaniques que le village de Tripergole et une bonne partie du lac Lucrin furent engloutis et se créa une colline dite Mont Neuf.
Un fort exode de la population suivit cet épisode, mais le vice-roi don Pedro de Tolède encouragea la reconstruction en exemptant les habitants du paiement de l’impôt pendant de nombreuses années et par un plan d’urbanisme de très grande portée projeté par l’architecte Ferdinando Manlio dans lequel prenaient place des habitations, de petites infrastructures liées à la pêche, à l’agriculture et  aux activités artisanales.
Le thermalisme n’est plus une priorité et disparaît des plans de reconstruction, les thermes sont oubliés pour une longue période jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.

La construction, projetée par Manlio, de la villa du vice-roi avec tour et jardin, sa présence assidue, la réalisation d’ouvrages de défense de la côte contre les attaques des pirates barbaresques telles les tours  de repérage à Lago Patria, Torregaveta et Misène, la restauration et l’agrandissement des fortifications du rione Terra et les dispositions pour la réfection du château de Baies, incitèrent les habitants à revenir en ville.
Diverses familles  de nobles napolitains choisirent notre zone comme lieu de villégiature.

Au XVIIIe siècle Baies devint de nouveau fameuse pour ses eaux thermales renommées et à cause des vestiges romains grandioses et fut inséré dans le Grand Tour des voyageurs européens.
L’histoire que rappelle Comparetti (1872) est intéressante : "les médecins n’y trouvaient pas leur compte et particulièrement les plus célèbres de l’école de Salerne virent diminuer leurs revenus. Ils se rendirent aux bains de Virgile enlevèrent les inscriptions  si bien que les pauvres malades ne surent plus où aller. Mais la légende ajoute que Dieu les punit puisque au retour ils furent pris dans une tempête si furieuse qu’ils se noyèrent à l’exception d’un  seul… qui le raconta entre Capri et la Minerve...".
"Ceux qui avaient besoin de cures thermales faisaient un vœu aux Nymphes et la guérison avenue s’en acquittaient. De la région autour de Baies beaucoup d’ex-voto nous sont parvenus : une coupe en bronze dédiée aux Nymphes de Cumes ; quelques plaques en signe de remerciement aux Nymphes, de Pouzzoles onze reliefs de marbre, représentants Nymphée et Apollon, avec des dédicaces pour l’accomplissement du voeu " (Italo Sgobbo : I Campi Flegrei nell'archeologia e nella storia. Atti Lincei, 1977).

Dans les dernières décennies du XIXe siècle Pouzzoles et Baies sortirent définitivement de leur isolement grâce à l’installation de chantiers et à une remarquable amélioration des communications qui permettaient un échange rapide et continu de personnes, d’idées et de produits avec Naples.
Dans la première moitié du XXe siècle furent créés de gros noyaux de maisons populaires. D’autres établissements furent ouverts durant le fascisme. Après la guerre avec l’installation de grosses industries (l'Olivetti, la Pirelli, l'Italsider de Bagnoli et la Cementir de Coroglio) vint la nécessité de construire d’autres quartiers populaires. En 1958 on construisit l’académie d’aéronautique sur la colline de Saint Janvier.

Dans les années 60 les frères Colutta réinventent le thermalisme de Baies en redécouvrant les thermes de Silvia dans la parcelle de terrain héritée de leur mère Ester Schiano, le Moriello qui était alors constitué d’un gros taillis d’où affleuraient les restes d’une coupole d’origine romaine et diverses grottes.

Jusque-là les “grottes” étaient utilisées pour recueillir l’argile et les petits lacs de source, qui maintenant ètaient à l’intérieur de l’établissement thermal, étaient utilisés par les paysans de la zone pour soigner arthrite et arthrose tandis que le petit lac extérieur servait à laver les chevaux.

Contre toute logique, les frères Colutta, avec l’aide matérielle et morale de leurs épouses, commencèrent à utiliser les boues et à détruire les buissons pour mettre au jour l’établissement à moitié caché par les détritus et les mauvaises herbes ; en 1973 ils construisirent la piscine thermale et restructurèrent les “grottes” créant la première esquisse de ce qui est aujourd’hui la zone thermale.

Au début la structure avait un aspect décidément plus récréatif ; pour survivre au bradyséisme et à la mentalité curative thermale faible furent inventées dans les années 70 les philipiades,  jeux ludico-sportifs qui ont fait connaître l’endroit et ont permis la survivance et l’accroissement des thermes.

Le bradyséisme de 1970 entraîna un fort soulèvement du sol. Le phénomène alarma la population car l’éruption du Mont Neuf en1538 avait été précédé d’un rapide soulèvement du terrain et beaucoup craignaient que cette fois-ci aussi le phénomène n’anticipât une éruption.
Ce ne fut pas le cas et le bradyséisme cessa l’été 1973.
Le début de la deuxième crise remonte au 2 novembre 1982 ; à la fin de l’année 1983 furent enregistrés plus de 5000 événements  significatifs, la plupart compris entre le Ie et le IVe degré de l’échelle de Mercalli.

Bien que les petites villes de la zone se vidassent presque complètement, Filippo et Pasquale Colutta persistèrent dans leurs rêves et transformèrent la structure qui de “Cercle de natation Lucrin” devint le Club Etuves de Nerone.
La structure grâce à la clairvoyance des propriétaires a continué à croître obtenant reconnaissance ministérielle et s’agrandissant jusqu’à atteindre les dimensions actuelles.

Hôtes illustres

Les thermes de Baies, grâce au pouvoir thérapeutique des eaux et au charme de l’endroit, attirèrent la société mondaine et élégante de la Rome antique, avide de plaisir et d’aventures.

Le consul Gnaeus Cornelius, qui en  78 av. J.-C. vint aux "eaux de Cumes" soigner son arthrite.

Properce, par contre en proie à la jalousie suppliait Cynthia d’abandonner les eaux corrompues de Baies : "... a pereant Baiae, crimen amoris, aquae" (que soient maudites les eaux corrompues de Baies:  elles sont un délit contre l'amour).

La beauté des lieux et la richesse des paysages inspirèrent des personnages comme Horace qui dit : "Aucun golfe au monde ne resplendit plus que la plaisante Baies".

Cicéron la définit "pusilla Roma", puisqu’elle était devenue un centre culturel et récréatif important.

Pline le Vieux affirmait qu’en aucun lieu sur terre, les eaux ne coulaient aussi abondamment et dans une telle variété comme dans le golfe de Baies

Dans une lettre Sénèque, le grand philosophe du Ier siècle ap. J.-C., décrit la vie qui se déroulait dans ces thermes, alors au centre de l’animation la plus populaire de Baies et aujourd’hui paradis de tranquillité et discrétion.